Sensations fortes et éclaboussures en terre Kiwi !

Sensations fortes et éclaboussures en terre Kiwi !

Voyager en Nouvelle Zélande était également l’occasion de tenter quelques activités hors du commun.  Ca tombe bien, car le pays regorge de choses en tout genre à tester ! Du saut à l’élastique au parapente en passant par du rafting ou encore le saut en parachute, il y’en a vraiment pour tout les goûts !

Du Rafting dans un lieu paradisiaque

Nous nous sommes laissés tentés par le rafting au milieu de cascades possédant un paysage à couper le souffle. La particularité de ce rafting ? Elle possède une chute de près de 7 mètres de hauteur, soit la chute exploitée par une compagnie de rafting la plus haute du monde.

Situé a Okere Falls, non loin de la ville (assez touristique) de Rotorua, le lieu impose de part sa végétation luxuriante. Nous avons pu nous balader autour des rapides quelques jours avant de décider de nous jeter à l’eau. En se posant quelques minutes devant l’arrivée de la plus grosse chute d’eau du parcours, il est possible d’observer quelques groupes qui s’adonnent au plaisir du rafting. Un coup de sifflet lointain pour prévenir le photographe de la compagnie, quelques cris, un bateau gonflable qui surgit, et un gros plouf ! Rien pendant 5 secondes, puis le bateau remonte à la surface, tout en ayant fait chavirer les personnes qui n’étaient pas assez bien cramponées avant de se lancer.

C’est décidé, on veut le faire nous aussi !

Kaituna Cascades est le nom de la compagnie qui opère les parcours en rafting au niveau des Okere Falls. Nous décidames de réserver la session de 16h (la dernière de la journée) afin de ne pas être trop pressés par le temps. La météo est au beau fixe, super ! Un gilet, un casque, des chaussures et un pull plus tard, nous voila entrain de poser fièrement pour notre photo de groupe.
N.B : pour des raisons de prix excessifs, nous n’avons pas achetés les photos proposées a la vente après notre périple (50 dollars les 40 photos). Veuillez donc excuser le texte présent en gros sur les photos !

Quelques instructions sur comment se mettre dans le bateau, comment ramer en avant et en arrière, comment se glisser rapidement afin de préparer une chute et nous voila partis vers l’aventure.

Des paysages semblables a celui ci durant tout le parcours, quelle chance !

L’ambiance est bon enfant, notre moniteur de la journée est très sympa et sait nous mettre en confiance rapidement. On y prend rapidement goût !

Nous arrivons au bout de 15 minutes de rafting a la fameuse chute de 7 mètres de haut, qui s’avère bien plus impressionnante une fois sur le bateau qu’au sec sur la terre ferme. Une petite pause avant cette dernière afin de faire un dernier check avec le moniteur et de laisser passer les quelques personnes en kayak qui font les rapides également, c’est qu’il y’a du monde. Coup de sifflet, petit cri de guerre improvisé, 4 ou 5 coups de rame vers l’avant et il est déja temps de se mettre en position dans le bateau afin de passer la chute. Glissade rapide des fesses au fond du bateau, pieds biens calés en face de nous sous le boudin intérieur, rames à l’extérieur du bateau, tenue par la main à l’extérieur tout en agrippant la corde, tout cela se fait en environ 1 seconde ! Il ne reste plus qu’a espérer qu’on ne chavire pas.

Le plus impressionnant n’est pas la hauteur, mais ce qui se passe après avoir chuté de si haut. On arrive dans l’eau, entrainés par le bateau qui pique droit du nez. De longues secondes se passent, on ne voit rien et on n’entend rien : oui, on est bien sous l’eau. Sommes nous à l’endroit ? A l’envers ? Encore sur le bateau ? Il est impossible de distinguer tout cela durant ces 5 – 10 secondes qui paraissent êtres si longues une fois dans l’eau, poussés vers le fond par la puissance de l’eau qui chute. Retour à la surface, nous sommes encore sur le bateau mais ce dernier a changé de sens durant ce laps de temps. Nous faisons face à la cascade. Deux personnes sont tombées a l’eau, mon voisin de gauche ainsi qu’une des filles situées à l’arrière. J’aide mon voisin pour qu’il remonte à bord, puis la fille nage jusqu’au bateau afin de nous rejoindre.

WE MADE IT !

Le reste du parcours est relativement calme par rapport à cette cascade énorme. Une des rapides est même faisable en nageant, alors le moniteur nous fait descendre du bateau sur un petit rocher, nous donne les instructions et part devant avec le bateau. Nous le rejoignons et pouvons ainsi expérimenter le fait de nager dans des rapides, ce qui est extremement physique !

Beaucoup de fun durant cette journée, une équipe qui sait bien encadrer et permet de s’amuser avant tout et en toute sécurité. Si c’était à refaire ce serait avec plaisir !

Mon saut en parachute : un sacré cadeau d’anniversaire !

Comment je me suis retrouvé a sauter en parachute

Ayant eu 25 ans en Novembre dernier, la fête d’anniversaire fut liée au pot de départ en Nouvelle Zélande. Parmi mes cadeaux, je devais choisir une activité parmi plusieurs sur une feuille A4 que l’on m’avait remis ce jour. Inutile de préciser que je n’ai aucunement réfléchi et ai annoncé haut et fort (merci l’alcool…) que j’allais effectuer un saut en parachute. M’étant en quelque sorte engagé à le faire, difficile de reculer maintenant que tout le monde est au courant ! C’est ce qui m’a motivé a vaincre ma peur et à aller jusqu’au bout de la chose. Il aurait été trop bête de ne pas le faire vu que l’occasion se présentait.

Le jour J

9 décembre 2019. Après deux reports de dates suite à une météo capricieuse et une bourde dans la réservation, la navette de la compagnie de saut en parachute vient me chercher à notre logement. Situé à 1h de route de l’aéroport, cela me laisse le temps de savoir à quoi penser et a quoi m’attendre une fois en l’air, et surtout savoir si je ne regrette pas trop mon choix de cadeau ! La route se fait tranquillement, pas trop de stress pour le moment. Une fois sur place, je suis invité par les hôtes d’accueil à renseigner mes informations personnelles sur une tablette. Numérique quand tu nous tiens…

Quelques formalités plus tard, une décharge signée et le choix de mon package photo, me voila entrain d’enfiler la combinaison de saut ainsi que mon harnais de sécurité. A partir de ce moment, tout s’enchaine très vite sans que je puisse avoir le temps de comprendre réelement ce qu’il se passe. Une bonne chose en soit, cela permet de ne pas trop stresser et de renoncer avant de monter dans l’avion. Je rejoins en dehors du hangar mon tandem du jour, Ian. Il semble beaucoup plus détendu que moi, et m’aidera à passer un très bon moment aujourd’hui !

Pas vraiment rassuré de la suite des évenements…

Après un rapide échange et quelques photos avec Ian, nous voicis donc tous embarqués dans l’avion qui nous amènera à notre point de saut, situé a 15 000 pieds, soit 4500 mètres d’altitude. Soit 15 fois la hauteur de la tour Eiffel à titre de comparaison. Nous sommes 12 à avoir pris place a bord, 4 tandems moi y compris ainsi qu’un caméraman débutant et 3 skydivers solo. Ces derniers seront les premiers à sauter, je reviendrais sur ce point plus tard. Tout semble se passer très vite, l’avion ne coupe pas le moteur lorsque nous embarquons, il n’y a pas de temps à perdre. La porte de l’avion se ferme, même si cela ressemble plus à un rideau en plastique qu’autre chose. Nous roulons vers la piste, et l’avion prend son envol. Plus moyen de faire machine arrière désormais !

L’oxygène est rarifié en altitude, de fait l’assistance respiratoire est de mise !

Lors de la montée, une cloche retentit lorsque nous franchissons les différents paliers durant notre ascension. Chaque palier est situé a 5000 pieds d’altitude. Ding Ding Ding ! Premier palier, le silence présent depuis le décollage de l’avion amplifie un peu le stress et l’excitation qui était plutot absente jusqu’a présent. Un coup d’oeil par la fenetre pour tenter de se rassurer comme on peut. Ding Ding Ding ! Second palier, mon instructueur et tandem me tape sur l’épaule pour me dire : “C’est le second palier l’ami ! Quand on arrive au prochain, la porte s’ouvre et on sera dehors.” Je ris un peu jaune et fait mine d’être détendu. Le bruit assourdissant de l’air qui rentre dans la cabine fait encore monter la pression. Nous enfilons les masques afin de respirer, car l’air se raréfie. Dernières minutes de montée. Ding, Ding, Ding.

15 000 pieds

La vue une fois arrivé a l’altitude de saut. Aussi effrayante qu’impressionante

Ca y’est, nous y sommes. La porte s’ouvre, un vacarme assourdissant pénètre l’intérieur de l’avion. L’air froid se ressent de plus en plus. Les 3 jumpers en solo sautent en dehors de l’avion comme si de rien était. Pourtant, la seule vue de ces personnes qui sautent d’un avion en marche a 4500 mètres d’altitude me semble irréaliste, irrationnel, dangereux et pourtant tellement excitant. Ce moment où le corps et la raison sont dissociés, un état second qui pousse à s’affranchir de quelque chose d’immuable. A mon tour d’y aller, je suis le premier après les jumpers solo, pas le temps de réfléchir. Mon instructeur se place lui les jambes dans le vide, ce qui fait que je suis déja en dehors de l’avion. Nous restons moins de 2 secondes au bord afin de faire la dernière photo de sortie de l’avion.

L’air détendu sur la photo ne témoigne absolument pas de la peur, de l’appréhension qui règne en moi durant ces longues secondes. La photo à peine effectuée, j’ai à peine le temps d’inspirer que mon instructeur nous jete en avant.

Chute libre

Propulsés à plus de 200 km/h, nous effectuons une vrille en sortant de l’avion, avant de descendre ventre a terre, direction le sol. Tout se passe très vite. Les 3 premières secondes en dehors de l’avion sont à la fois les pires et les meilleures. La sensation de chuter sans aucun frein est très effrayante, on ne maitrise pas grand chose et on ne comprend pas bien ce qu’il se passe ou ce qu’on fait ici. On a peur, on crie de toute ses forces. Puis cette peur se transforme en un instant en plaisir décuplé que rien ne saurait remplacer. On exalte de plaisir, le cri de peur se transforme en joie immense. On est fier d’avoir sauté et on profite de ces quelques secondes de chute vertigineuse. La vue est incroyable, on en prend plein les yeux et les oreilles.

La chute libre ne dure que 20 secondes avant d’ouvrir le parachute, pourtant cela semble durer une éternité. Le mélange de sensations durant ce moment fait que le saut en parachute procure un niveau d’adrénaline incomparable en mon sens à quoi que ce soit.

Vient alors le moment d’ouvrir le parachute, avec cette drole de sensation de “remonter” lorsqu’il est déployé. Ceci est juste dû à la force G qu’il applique lors du freinage (2 à 3G, soit une force correspondant 2 a 3 fois le poids de son propre corps). On peut alors souffler un peu et profiter de la hauteur avant de retourner sur la terre ferme.

L’après saut m’a procuré un état d’euphorie jusqu’au moment de poser les pieds sur terre. On ne pense plus à rien, on fait le vide total et on profite juste du moment, et on essaie de réaliser et de comprendre ce qui nous a pris de faire une chose pareille. À quel moment sauter d’un avion en marche a plus de 4500 mètres d’altitude est une chose que l’on peut envisager le week-end ?

Une fois les pieds sur terre, un sentiment d’accomplissement énorme m’envahit, meme si assez éphemère ce sentiment fait du bien et l’expérience pourrait etre a refaire si l’occasion se représente. Une de mes principales angoisses par rapport au saut en parachute était le vertige. Mais aucun soucis de ce côté la, car pour avoir le vertige il faut avoir les deux pieds sur la terre ferme, une fois en l’air on n’a pas du tout cette sensation de hauteur et de peur liée au vertige.

La vidéo du saut complet !

 

 

 

 

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